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Voyage Communautaire

Une aide directe aux communautés : le tourisme communautaire
Des communautés indiennes entre traditions et modernité : le chemin d’un nouvel équilibre

La situation des communautés indiennes de la forêt Amazonienne est complexe : atteintes de plein fouet par la modernité de l’occident, leurs modes de vie traditionnels se sont effondrés sans faire place à un nouvel équilibre. Les jeunes générations flottent en l’absence de models, quittent leur villages et se perdent bien souvent dans les bidonvilles.

La priorité est de renforcer, en la valorisant, leur identité culturelle : c’est la condition indispensable pour retrouver, dans un monde en pleine mutation, le chemin d’un nouvel équilibre. Pour cela, certains indiens pensent qu’il ne faut pas couper les communautés du monde, mais au contraire les ouvrir vers une réalité contemporaine. Concrètement, cela suppose de mettre en place des projets leur permettant d’accéder aux ressources contemporaines tout en valorisant et en protégeant leur milieu naturel et leur mode de vie, continuer à mettre en pratique leurs savoirs et continuer à les transmettre vers les jeunes générations.

Ainsi certaines communautés ont choisi d’accueillir des visiteurs venus de l’extérieur dans une démarche de «tourisme communautaire». Ce sont eux-mêmes qui ont initié le projet, construit les structures d’accueil, conçu le mode de gestion communautaire...aucun intermédiaire extérieur à la communauté n’intervient. Ces projets favorisent la protection des zones naturelles, procurent des avantages économiques, créent des emplois et des sources de revenus pour les populations locales des communautés d’accueil et permettent une prise de conscience par les habitants du pays comme par les visiteurs étrangers de la nécessité de préserver le patrimoine naturel et culturel.

Les membres de ces communautés ont comme souhait d’accueillir des personnes dont la principale motivation est d’observer et d’apprécier la nature ainsi que les cultures traditionnelles avec la volonté de partager et de comprendre ces cultures.
Paroles de Nature a décidé d’apporter son soutien à deux projets issus de deux communautés indiennes, une en équateur, l’autre au Pérou.
Equateur – Bassin Amazonien
La communauté kwicha (Quichua) de Sarayacu : un accueil communautaire pour faire face à la menace pétrolière

La menace pétrolière
La forêt Amazonienne en Equateur est fortement menacée par l’exploitation du pétrole : 13 millions d’hectares, soit près de la moitié de la surface de l’Equateur, ont été concédés à des sociétés pétrolières, en majorité internationales. Pendant les 20 dernières années un million d’hectares de forêt a été contaminé et 30 000 personnes ont été empoisonnées, 75 millions de mètres cubes de liquide toxique ont été déversé dans les rivières, 60 000 mètres cubes de pétrole se sont échappés accidentellement et 600 dépôts de produits toxiques ont été abandonné à ciel ouvert. Un procès s’est ouvert le 21 Octobre 2003. Mais de nouvelles exploitations sont prévues… notamment dans la zone de la communauté de Sarayacu.

Alors, des communautés indigènes équatoriennes se sont regroupées et tentent de défendre leur cause auprès du gouvernement Equatorien et de la communauté internationale.

Un accueil communautaire
Le territoire de la communauté de Sarayacu n’est ni accessible par la route, ni par la navigation. Il est accessible aujourd’hui en petit avion, grâce à une piste de terre dégagée à la main. Traditionnellement, ce peuple Kichwa vivait de la chasse et de la cueillette. Ils le font encore en partie. Cependant, ils ont adopté certains objets, comme le fusil, les habits occidentaux, ou certaines cultures de céréales non indigènes.

Ce peuple lutte actuellement pour préserver sa culture, sa cosmogonie et son territoire, qui subit les assauts réguliers des compagnies pétrolières et du gouvernement Equatorien.

Pour se défendre, la communauté de Sarayacu a besoin de moyens financiers et de faire connaître leur cause auprès de la communauté internationale.

Le but de ce projet d’accueil communautaire de visiteurs est de redonner confiance à un peuple en souffrance et de réaliser des bénéfices économiques pour pouvoir se battre sur le plan juridique et concret contre l’état Equatorien.
Un des initiateurs du projet, José Gualingua, espère ainsi redonner espoir aux jeunes générations, qui ont tendance à fuir vers la ville. Pour complémenter cette activité, la production d’artisanat (céramiques, colliers, instruments de musique) a été initiée. Il existe aussi un projet de revitalisation des plantes médicinales et de la médecine traditionnelle.
« Un guide naturaliste a été désigné et une cabane traditionnelle a été construite pour les touristes, avec une capacité de 12 personnes maximum, en dehors du lieu de résidence des indigènes. Un programme a été élaboré : les touristes sont plongés dans la culture Kichwa et sont initiés à la découverte des plantes et des animaux de l’Amazonie. »
La philosophie de ce projet est de protéger et de conserver l’ecosystéme amazonien, de valoriser les savoirs indigéne et contribuer à travers un developpement durable au bénéfice de la communauté afin d’assurer un mode de vie digne.

« Nous souhaitons vous faire partager notre connaissance des secrets  de la faune et de la flaure, des medecine naturelles, de notre art et artisanat, de nos mythes et légendes, de notre cosmovision, culture, histoire, milieu naturel et economie et de notre réalité actuelle de vie...  »

C’est au sein de la communauté que l’on peut réellement découvrir le mode de vie dans la forêt amazonienne, sa culture, les secret de sa médecine, la pratique de la pêche et de la chasse de l’agriculture,  sa cosmovision, sa lutte pour survie, la défense de son habitat et de son territoire, sa vision de la nature et sur le monde.

Tous les guides sont originaires de la communauté et ont une ample connaissance de la forêt. Ils sont habitués à manier des canoés, à identifier les plantes, les lianes, les fleures, les arbres, les animaux, les chemins et parlent parfaitement l’espagnol et le kichwa. Pour les marches en forêt de plus de 8 heures vous avez besoin d’une bonne santé mentale et physique.

La nourriture viendra directement des «chacras» familiales (fruits, palmiers, champignons, bananes, yuca), de la rivière (poissons) et de la chasse (gibier de la forêt).

Pérou – Bassin Amazonien
La communauté Bora de Pucaurquillo : un accueil communautaire comme une alternative à la coupe du bois

Rubrique en cours d’élaboration

Pour entrer en relation avec ces communautés, merci d’écrire à l’association Paroles de Nature en précisant vos motivations pour aller séjourner dans ces communautés ? Combien de temps ? Combien de personnes ? Quand ? (si possible en espagnol). Nous leur transmettrons votre demande
Charte éthique
Voici quelques éléments de réflexion pour une charte de bonne conduite lors de vos séjours sur place

• Pas toucher sans permission les plantes ou animaux rencontrés sur le chemin.

• Bien s’informer sur les coutumes des habitants de la communauté….et sur les choses à ne pas faire.

• Ne pas prendre des photos, ou toucher les gens. Les Indiens d’Amazonie ont une culture très différente de la notre, et il est primordial que le touriste se comporte en invité respectueux, et non pas en client roi.